Une auxiliaire de crèche à Netanya reconnue coupable de maltraitance et d’agressions sur 12 nourrissons Illustration | Fotolia

Le tribunal de district du Centre à Lod a reconnu coupable Shelly Sheinker, auxiliaire de la crèche « Le Jardin Transparent » à Netanya, de faits de maltraitance et d’agressions sur 12 nourrissons âgés de sept mois à un an et demi. Les faits ont été filmés par les caméras de surveillance 

Ce matin (lundi), le tribunal de district du Centre à Lod a condamné Shelly Sheinker, 24 ans, auxiliaire de la crèche « Le Jardin Transparent de Verdit » à Netanya, pour des dizaines d’actes de maltraitance et de violences commis à l’encontre de 12 nourrissons âgés de sept mois à un an et demi.

Selon le jugement, Sheinker a commis à environ 60 reprises des actes de violence graves envers les enfants, notamment des bousculades, des coups, des gifles, des tirages de cheveux, des coups de pied, des pincements et des saisies violentes du visage. Dans d’autres cas, elle a soulevé les nourrissons d’une seule main ou par un bras et les a projetés violemment, y compris lorsqu’ils dormaient, et a ignoré leurs pleurs. Lors de certains incidents, l’accusée a également vaporisé un produit de nettoyage en direction des nourrissons, et dans un autre cas, elle a traîné une chaise et l’a utilisée pour pousser violemment un enfant qui rampait sur le sol.

Les faits ont été documentés par les caméras de surveillance de la crèche et ont constitué la principale base de la condamnation. L’accusée a reconnu la majorité des faits qui lui étaient reprochés, et la procédure s’est déroulée sans audition de témoins, sur la base des enregistrements vidéo.

Le tribunal a reconnu Sheinker coupable de multiples infractions, notamment de maltraitance sur mineur vulnérable par une personne responsable, d’agressions aggravées ayant entraîné des blessures réelles, ainsi que d’autres infractions de violence. Elle a toutefois été acquittée de certaines accusations de coups et blessures, le jugement précisant que cet acquittement ne résulte pas de l’absence des faits, mais uniquement de motifs juridiques, notamment du fait que certaines infractions sont « absorbées » par l’infraction principale de maltraitance.

Maître Ofir Fahima, de la procureure du district du Centre, a déclaré au cours de la procédure que l’accusée « a commis les actes de violence et de maltraitance de manière systématique et avec une cruauté particulière, dans un contexte d’humiliation et de mépris, en abusant de son autorité et de sa position de pouvoir à l’égard de nourrissons vulnérables et sans défense, incapables de se protéger ou d’exprimer par des mots ce qu’ils subissaient, alors même qu’elle était chargée de veiller à leur sécurité ». Le tribunal a pleinement adopté la position du parquet.

La phase des plaidoiries sur la peine se tiendra ultérieurement.