Le père de l’adolescente agressée à Netanya dans une interview accordée à Netanya Net
Valeria, l’une des jeunes filles agressées, accompagnée de son père
Dima Levin, dont la fille Valeria, âgée de 15 ans, a été agressée sur fond de racisme à l’école « Haïm Gouri », est déterminé à faire avancer le débat public sur le sujet et affirme : « Si nous ne faisons pas de bruit et si l’État ne s’arrête pas un instant pour réfléchir, ce genre de cas se reproduira. Il est essentiel que l’agresseuse reçoive une sanction significative afin que ce soit le dernier cas de ce type »
Une vive émotion secoue Netanya à la suite de la grave agression survenue cette semaine à l’école « Haïm Gouri », où trois adolescentes ont été frappées et insultées en raison de leur origine. Dans une vidéo choquante diffusée sur les réseaux sociaux, on voit les jeunes filles jetées au sol, tirées violemment par les cheveux, tandis que l’on entend en arrière-plan des cris tels que : « Allez, ciao ciao, ici ce n’est pas la Russie ».
L’une des victimes est Valeria Levin, 15 ans, élève en classe de seconde. À la suite de l’incident, son père Dima a publié une vidéo appelant à mettre fin à la violence et au racisme.
« Ma femme et moi avons dû interrompre notre journée pour nous rendre à l’école, aux urgences et à la police, simplement parce que quelqu’un n’a pas su éduquer son enfant et lui expliquer que le racisme ne te rend pas “cool” aux yeux de tes amis, et que la violence ne résout aucun problème », a-t-il déclaré.
Dans un entretien avec Netanya Net, Dima Levin a ajouté :
« Je suis déterminé à mettre fin à la violence et au racisme. Cela doit s’arrêter, maintenant. Des députés nous ont déjà contactés et cette affaire ira très loin. Nous œuvrons pour faire avancer le débat public et mettre un terme à ce phénomène, car si nous ne réagissons pas et si l’État ne prend pas le temps de réfléchir, ce type de cas se reproduira dès la semaine prochaine ailleurs ».
La famille Levin vit dans le quartier Galey Yam à Netanya, et Valeria est leur fille aînée. Selon son père, après l’agression, elle a été conduite aux urgences afin de vérifier l’absence de blessures ou de traumatismes non détectés. Elle souffre de contusions et des mèches de cheveux lui ont été arrachées. Une plainte a été déposée auprès de la police et l’affaire est en cours d’enquête. Par ailleurs, le coordinateur de niveau et la conseillère scolaire se sont rendus au domicile familial pour prendre de ses nouvelles.
« Il est important que tout le système comprenne que lorsqu’un tel incident se produit, une sanction sévère est nécessaire — au minimum, le transfert de l’agresseuse dans un autre établissement et l’ouverture d’un dossier pénal », conclut Dima Levin.
« Valeria craint pour l’instant de retourner à l’école, mais nous parlerons avec elle, nous veillerons à son rétablissement et j’espère qu’elle pourra reprendre les cours le plus rapidement possible. Il est inacceptable qu’à notre époque nous ayons encore à faire face à ce genre de situations, mais justement pour cette raison, il est essentiel que l’agresseuse reçoive une sanction forte et dissuasive afin que cet événement choquant soit le dernier ».
Réaction de l’association Allem :
Les violences graves et les propos racistes documentés dans l’école de Netanya constituent un franchissement dangereux de la ligne rouge et ne relèvent pas d’un incident isolé ou d’une « simple querelle entre enfants ». Le harcèlement, l’exclusion et le racisme sont des facteurs de risque majeurs pouvant entraîner des atteintes psychologiques profondes, de la violence et parfois même des comportements suicidaires, en particulier en l’absence d’un adulte significatif capable d’identifier la situation et d’intervenir à temps. Cette réalité impose une coopération entre le système éducatif, les autorités locales, les services sociaux, les parents et la communauté, ainsi qu’une présence quotidienne, une détection précoce et des réponses émotionnelles accessibles, afin de stopper la violence avant que le prochain cas ne se transforme en tragédie. L’association Allem accompagne des adolescents en situation de risque là où ils se trouvent réellement — dans la rue, en ligne, dans des cadres informels et des espaces du quotidien — en leur offrant un soutien humain, discret et immédiat, dans le but de prévenir la détérioration des situations et de renforcer le sentiment de sécurité et d’appartenance.