Contre l’exclusion: l’action importante de l’association «Kanfei Dror» à Netanya Raz Meshulam

L’association, qui agit contre le boycott et l’exclusion sociale, mène une lutte déterminée contre ces phénomènes nuisibles et cherche à provoquer un changement social significatif qui peut sauver des vies. Raz Meshulam, ambassadeur de «Kanfei Dror» et responsable du groupe de Netanya : «Notre objectif est d’éradiquer les phénomènes de boycott et d’exclusion sociale et d’introduire de nouveaux programmes éducatifs et de bonnes pratiques dans les écoles». Des efforts sont également en cours pour promouvoir une «loi contre le boycott» 

Le poète Noam Horev a su exprimer avec justesse les sentiments des enfants victimes de boycott dans sa chanson poignante «Boycott», lorsqu’il écrit : «Un enfant qui a subi un boycott ne guérit jamais vraiment — il ne fait qu’enfiler les vêtements d’un adulte».

Le phénomène du boycott dans les écoles continue de toucher et de blesser de nombreux enfants et adolescents. Certains ont décidé de ne pas rester indifférents et d’agir avec détermination pour l’éliminer. Il s’agit de l’association à but non lucratif «Kanfei Dror», qui agit contre le boycott et l’exclusion sociale.

«Les phénomènes de boycott et d’exclusion sociale qui se produisent dans les écoles et les groupes d’enfants laissent de profondes cicatrices chez les victimes et entraînent chaque année des cas tragiques de suicide chez les enfants et les adultes. Ils surviennent également dans un contexte d’indifférence de la société et des adultes ou sont perçus comme un phénomène inévitable de la vie scolaire, avec l’idée qu’il n’y a “rien à faire”. L’association “Kanfei Dror” souhaite mener une lutte déterminée contre ces phénomènes et provoquer un changement social significatif afin de sauver des vies», indique le site de l’association.

Il est important de noter que l’association «Kanfei Dror» a été fondée par la famille El-Ami au nom de leur fils Dror — un jeune homme intelligent, sensible et talentueux qui a subi dans son enfance de graves formes de harcèlement social et de boycott. Malgré cela, il a réussi à se reconstruire et à réussir à l’école, dans un programme préparatoire, à l’armée, dans ses études et dans sa vie familiale. Mais les profondes blessures psychologiques laissées par ces expériences d’enfance se sont rouvertes avec le temps et ont fini par le briser.

Raz Meshulam, président du comité du centre-ville et militant social à Netanya, est également ambassadeur de «Kanfei Dror» et dirige le groupe de Netanya, qui réunit environ 30 familles. Le groupe permet notamment aux enfants de rencontrer de nouveaux amis, de renforcer leur confiance en eux et leurs compétences sociales, de participer à des fêtes, des anniversaires et des rencontres, et surtout de mener un dialogue ouvert et sincère.

«Notre objectif est d’éliminer les phénomènes de boycott et d’exclusion sociale et, au-delà de cela, d’introduire de nouveaux programmes éducatifs et de bonnes habitudes dans les écoles et dans la société israélienne», explique Meshulam. «En ce moment, “Kanfei Dror”, en coopération avec des partenaires influents et d’autres associations, travaille à la promotion d’une “loi contre le boycott”, qui, avec l’aide de Dieu, sera approuvée par la Knesset et nous permettra d’agir plus efficacement face à ces situations».

À propos de la branche qu’il dirige à Netanya, il ajoute :
«Nous organisons des activités pour les enfants et les familles — des excursions en jeep, des anniversaires, des collaborations lors des matchs à domicile du club Maccabi Netanya et d’autres activités qui renforcent les enfants. Ils sont très heureux de participer, de se rencontrer et découvrent souvent que certains de leurs nouveaux amis vivent près de chez eux. Même lorsqu’ils vivent à l’autre bout de la ville, ils gagnent un nouvel ami ou une nouvelle amie — et c’est la chose la plus émouvante qui soit. Ce qui compte le plus pour nous, c’est le bien-être de l’enfant et sa joie de vivre».

Il a également indiqué :
«L’association dispose d’une ligne d’assistance spéciale. Les parents ou toute personne peuvent appeler, signaler un cas de boycott, demander conseil ou poser des questions — même de manière anonyme. Les répondants ont reçu une formation spécialisée sur ce sujet et savent fournir une aide dans tous les aspects liés à ces situations».

L’association «Kanfei Dror» vise un changement profond de la réalité en agissant sur deux axes principaux : la prévention — encourager un dialogue public et communautaire sur l’exclusion sociale, changer les attitudes et les normes et développer une responsabilité personnelle, familiale et communautaire ; et l’intervention — créer des centres d’aide intégrés dans les systèmes éducatifs et communautaires afin de prévenir ces situations, intervenir lorsqu’elles surviennent et accompagner les enfants et les familles en période de crise.

À l’approche de la fête de Lag BaOmer, Meshulam a annoncé le lancement d’une initiative appelée «Un feu de camp qui n’exclut personne», dont l’objectif est de veiller à ce qu’aucun enfant ne reste seul pendant cette fête. Les ambassadeurs de l’association enregistrent également des vidéos et demandent à des personnalités publiques et à des artistes d’envoyer des messages d’encouragement aux enfants.

La municipalité de Netanya a récemment décerné à l’association «Kanfei Dror» un certificat d’appréciation pour son action en faveur des habitants de la ville pendant la guerre «Épées de fer». Il ne reste qu’à espérer que cette activité importante se poursuive avec la même intensité jusqu’à ce que le phénomène du boycott disparaisse complètement de notre société et de nos écoles.

Ligne d’urgence de l’association «Kanfei Dror» : 074-7117700